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Posté le: Sam 12 Jan 2008 Sujet du message: Fêtons les 60 ans d'Israël ! |
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60ème Yom Haatzmaout au Centre Communautaire avec les Oulpanim
P.A.F : 5€ pour chaque journée
MERCREDI 7 MAI 2008
11h00 ■ FILM [/i]
12h30 ■ CAFÉTÉRIA ISRAÉLIENNE
Schwarma - Falafel
La Cafétéria du Centre vivra à l’heure israélienne - Repas et musiques.
14h30 ■ DANSES FOLKLORIQUES ISRAÉLIENNES
L’Atelier de Danses folkloriques israéliennes du Centre Communautaire de Paris présentera quelques danses.
15h00 ■ FILM : « Exodus » de Otto Preminger, avec Paul Newman
Premier grand film américain produit en Israël, « Exodus » est une fresque excitante et profondément émouvante sur la renaissance d'un peuple et l'établissement d'une nation. Paul Newman interprète le rôle d'un combattant de la résistance décidé à conduire 600 juifs des camps de détention de Chypre jusqu'aux frontières de la Palestine. Un voyage dangereux, envers et contre tous, pour la liberté.
19h00 ■ LEÇON
« La Paix entre illusions et réalités ? » par Luc Rosenzweig, Ancien journaliste à Libération et au Monde
Depuis la proclamation de l’indépendance de l’État d’Israël, le 14 mai 1948, la nouvelle nation juive au coeur du Proche-Orient n’a jamais cessé d’être confrontée à la difficile recherche d’un règlement pacifique du conflit l’opposant à ses voisins arabes. À chaque fois des perspectives de paix sont apparues à l’horizon. Elles ont été perçues par certains comme des solutions réalistes, pragmatiques équilibrées, et contestées par d’autres comme des mirages illusoires, expressions d’un désir utopique irréaliste de dépassement merveilleux d’un conflit dramatique profond.
Cette navigation de la conscience israélienne entre illusions et réalités
dans la recherche de la paix se poursuit jusqu’à nos jours. Elle donne lieu à des débats intenses qui méritent une réflexion approfondie.
20h30 ■ LEÇON
« Israël face à la déferlante de l’intégrisme religieux » par Alexandre Adler, Politologue
De nos jours l’expression «intégrisme» désigne d’une façon privilégiée le courant théologico-politique extrême des sociétés musulmanes. La dénonciation diabolisante et stigmatisante de l’Occident, comme culture, idéologie, style de vie, civilisation, s’accompagne d’une accusation tout aussi véhémente et démonologique de l’État d’Israël et du sionisme, associés dans une vision conspirationniste, du judaïsme universel. Quels sont les fondements de ce discours extrémiste de refus de l’État juif et du peuple juif ?
LUNDI 12 MAI 2008
19h00 ■ LEÇON « Le sens de la négation d’Israël ? » par André Glucksmann, Philosophe et écrivain
Autrefois, le terme « négation d’Israël », désignait le refus chrétien médiéval de reconnaître au judaïsme une légitimité spirituelle après la naissance de l’Église, nouvel Israël. Au XIXème siècle la négation d’Israël est devenue sous la plume des philosophes, le refus de reconnaître toute authenticité historique au peuple juif considéré comme un fossile un paria, un parasite. À l’aube du XXIème siècle, on peut s’interroger sur le sens de la persistance et de l’intensité de la négation d’Israël dans le monde contemporain. Que cache ce refus véhément?
20h30 ■ LEÇON : « L’opposition religieuse au sionisme » par Claude Sultan, Rabbin
Cela n’a pas été un des moindres paradoxes nés déjà au moment où l’idée du retour à Sion a commencé à germer, que de constater que les plus farouches opposants au sionisme, se recrutaient d’abord au sein d’une majorité religieuse. Cette frange religieuse du peuple juif puisait son argumentation antisioniste justement, dans les textes fondateurs du Judaïsme ! Si des opposants « naturels » au sionisme se sont depuis, rangés devant une évidence indéniable, l’opposition religieuse, continue à se manifester souvent avec militantisme, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur d’Israël ! Qu’est-ce à dire? Y aurait-il une interdiction religieuse à la création d’un Etat Juif dans la terre promise ? Et si cela était, sur quelles sources scripturaires reposerait cette opposition ? Comment comprendre ces sources et quelles réponses leur opposerait-on ? Apologie et polémique. Revue de textes « contradictoires ». Où en sommes-nous aujourd’hui ?
MARDI 13 MAI 2008
19h00 ■ TABLE RONDE
« Jérusalem, dans les religions du Livre ou la vision de Jérusalem dans l’univers des religions » avec
Paul Fenton, Professeur à l’Université de Paris IV
Révérend-Père Jean Dujardin
Ghaleb Bencheikh, Professeur et Présentateur de TV, Vice-président Conférence Mondiale des Religions pour la Paix
Florence Taubman, Pasteur
Jérusalem n’est pas une ville ordinaire et banale dans la vision des trois grandes religions monothéistes ; elle incarne un lieu de réalisation et d’aboutissement de l’histoire spirituelle de l’humanité. Mais cette vision est-elle identique dans les trois grandes religions monothéistes? Quelles sont les différences majeures dans les trois visions de Jérusalem (judaïques, chrétiennes et islamiques) ? Y a-t-il une singularité dans la lecture juive de la place de Jérusalem dans l’Histoire d’Israël et de l’Humanité ?
20h30 ■ LEÇON
« Réflexions sur l’avenir des relations israélo-arabes » par Antoine Sfeir, Philosophe et écrivain
Le conflit entre l’État d’Israël et les États arabes ne date pas d’hier. Il est l’un des plus anciens conflits politiques, diplomatiques, idéologiques et militaires du monde contemporain. Il est bien antérieur à la naissance de l’État d’Israël, en 1948. Mais, depuis la paix israélo-égyptienne de 1978, l’idée d’un conflit interminable et fatal a cédé le pas à des nombreux projets de règlement, partiel ou global.Que peut-on dire dans la double perspective de la politique régionale Proche-Orientale et planétaire, des propositions de solution à ce conflit ?
MERCREDI 14 MAI 2008
18h30 ■ LEÇON « Singularité d'Israël ? » par Sophie Nordmann, Directrice de programme au Collège International de Philosophie
L’idée selon laquelle le peuple juif n'est pas un peuple particulier parmi les peuples, mais un peuple absolument singulier (et, en ce sens, porteur d'universalité). Cette idée de singularité offre une clef d'interprétation du statut du peuple juif dans l'Histoire. Elle soulève aussi de nombreuses interrogations, notamment quant au statut de l'État d'Israël parmi les nations (elle est d'ailleurs au fondement de l'opposition au sionisme).
19h30 ■ LEÇON
« Pèlerins juifs en Terre d’Israël à travers les siècles… » par Paul Fenton, Professeur à l’Université de Paris IV
L'aspiration du retour à Sion s'est traduite à travers les siècles
par un mouvement ininterrompu de pèlerins juifs de la Diaspora en direction de la Terre d'Israël. Hommes et femmes, mystiques et pénitents, leurs motivations étaient multiples : vie contemplative, accomplissement d'un voeu, visitation des sépultures patriarcales, sur les pas de la glèbe foulée jadis par les prophètes bibliques. Ils s'y rendaient, non pas pour y mourir, mais pour y être ressuscités.
MERCREDI 14 MAI 2008
20h30 ■ LEÇON : « Israël - entre essence et existence ? » par Emmanuel Halperin, Journaliste
Depuis le jour de son indépendance, le 14 mai 1948, l’État d’Israël est confronté à une interrogation majeure concernant sa nature même. Y a-t-il une essence juive intrinsèque, éternelle, indestructible où s’exprime l’être profond de la nouvelle nation israélienne ? Ou faut-il conclure au contraire que le caractère juif de l’État d’Israël est un accident de parcours de son existence historique.
LUNDI 19 MAI 2008
19h00 ■ LEÇON « Année sabbatique (chemita) : Révolution « communiste » ou institution de charité ? » par Abraham Weingort, Professeur de Droit Hébraïque à Paris I
L’année sabbatique (chemita) que nous vivons actuellement, présente
dans ses sources à la fois des caractères d’année égalitaire, où
tous redémarrent au « point zéro », et des éléments de charité,
dans laquelle subsiste la « discrimination » entre donneur et receveur ».
Comment finalement définir cette année ?
20h30 ■ TABLE RONDE « Visages pluriels de Jérusalem dans la pensée juive » avec :
Franklin Rausky, Maître de conférences
Benjamin Gross, Professeur à l’Université Bar-Ilan
Haïm Nisenbaum, Rabbin
Jérusalem est la fois la ville messianique de l’espérance dans la liturgie et dans la pensée de la synagogue et le lieu où selon la loi juive doit s’ériger le 3ème Temple de l’avenir. Quelle est de nos jours, la doctrine des grands courants de la synagogue contemporaine sur Jérusalem, sa mission et son rôle ? L’espoir de la restauration du sanctuaire est-il
antagoniste de la volonté de Paix entre Israël et ses voisins ? Au-delà de la vision simpliste et grossièrement caricaturale présentée trop souvent dans les médias, concernant les doctrines religieuses juives sur Jérusalem le public doit connaître, la pluralité et la richesse de la religion juive sur le sujet.
MARDI 20 MAI 2008
19h00 ■ LEÇON : « Au fondement du sionisme : Religion et Politique » par Benjamin Gross, Professeur à l’Université Bar-Ilan
Le retour du peuple juif sur la terre de ses origines ne répondait pas seulement à une nécessité politique, mais correspondait également, et peut-être même surtout, à la volonté interne du peuple de retrouver les sources spirituelles de son existence. Dans la perspective des analyses du Rav Kook portant sur l'évolution des idées dans le judaïsme, Benjamin Gross précisera l'originalité du rapport entre le religieux et le politique dans la vie et la pensée juives, dans le passé et dans l'actualité.
20h30 ■ LEÇON : « Le devoir moral de l’Europe face à Israël » par François Léotard, Ancien Ministre
L’Europe a adopté face à l’État d’Israël une attitude de magistère moral mettant l’accent sur le devoir moral d’Israël, ses responsabilités, ses obligations et ses missions. Le moment est venu de parler plutôt d’un autre devoir : le devoir moral de l’Europe face à Israël, la responsabilité du monde libre dans la survie et la paix de l’État israélien, l’obligation de l’Europe de refuser résolument toute nouvelle tentative de l’extermination du peuple juif.
MERCREDI 21 MAI 2008
19h00 ■ LEÇON : « Le soutien à Israël entre déchirement et identification ? » par Maarek Halter, Écrivain
Pour un juif sensibilisé par la conscience prophétique et contestataire
des sages de la tradition hébraïque qui ont su mettre en cause le monde
et se mettre en cause eux-mêmes, le soutien à Israël, la solidarité avec les bâtisseurs de la nouvelle Sion reconstruite, sont à la fois une mission incontournable et une mission impossible. Comment affirmer un fraternel soutien tout en gardant un nécessaire et urgent sens critique? L’attitude vis-à-vis d’Israël en 2008 ne va pas de soi ; elle oscille entre déchirement et identification ?
20h30 ■ LEÇON : « Le sionisme est-il un militarisme ? » par Frédéric Encel, Docteur en géopolitique, directeur de recherches à l'institut français de géopolitique, maître de séminaires en relations internationales à sciences-po Paris. Auteur de “atlas géopolitique d'Israël” (Ed. Autrement)
Israël est un État géopolitiquement normal. Ni pacifiste ni belliciste, l’État juif attaque et se défend, fait la guerre et fait la paix, entretient et exprime des valeurs, des revendications et des représentations sur un mode similaire aux autres nations. Contraint d’évoluer depuis sa naissance dans un environnement moyen-oriental hostile et instable, ce minuscule pays, à la fois très ancien et tout nouveau, ancre sa mémoire
sur des temps longs, et sa géopolitique dans de grands espaces. Au coeur de cette démocratie, les gouvernements changent régulièrement et avec eux les choix politiques et stratégiques du pays sous le contrôle étroit de puissants contre-pouvoirs. La géopolitique d'Israël est chose trop sérieuse pour laisser des idéologues la dévoyer au profit du fantasme et de la démonisation.
JEUDI 22 MAI 2008
19h00 ■ LEÇON : « Passion d’Israël, entre amour et haine, 60 ans de regards 1948-2008 » par Jacques Tarnero, Chargé de mission à la Cité des sciences
60 ans de questions qu’Israël nous pose! Pourquoi les regards portés sur Israël sont-ils aussi sommaires ? Pourquoi les avis sur ce pays sont-ils aussi radicaux ? Pourquoi ces jugements binaires ? Qu’est ce que cela veut dire ? Quelle est la part de culpabilité européenne née de la Shoah
qui se défausse en accablant Israël, en faisant d’Israël un criminel à l’image de ce que fut le nazisme ou la collaboration ? Quelle est la part de culpabilité née de la guerre d’Algérie dans les sympathies pour la cause palestinienne ? Nous proposons d’inverser les rôles. C’est ce pays qui questionne les à priori, met en cause la pertinence des habituelles grilles de lecture. Nous proposons de sortir des logiques binaires accablant l’un et louangeant l’autre. Nous nous proposons de saisir cet objet intellectuel, nommé Israël, et de voir en quoi il perturbe
les catégories de compréhension du monde. Notre prétention est de saisir ce constat : il semble y avoir une « exception » Israël. Nous posons la question : pourquoi ?
20h30 ■ CYCLE « Une belle tén (h) ébreuse : la poésie hébraïque au féminin » par Michèle Tauber, Maître de conférences en littérature israélienne à l’Université Paris VIII (Vincennes-Saint-Denis)
De la Bible à nos jours, un chant poétique ininterrompu relie la chaîne d’or
des poètes mais aussi des poétesses de la langue hébraïque. Nous vous convions à un voyage chez ces musiciennes de la langue, souvent méconnues en France, mais qui n’ont jamais cessé de créer, et poursuivent aujourd’hui une oeuvre aussi féconde que diversifiée.
LUNDI 26 MAI 2008
18h00 ■ FILM : « L’Ombre d’un Géant » de Melville Shavelson avec Kirk Douglas
En 1947, alors que le mandat britannique touche à son terme et que les nations arabes s'apprêtent à reconquérir la Palestine, un homme accepte d'organiser et de former l'armée la plus mal équipée au monde: celle du peuple israélien, décidé à défendre jusqu'à la mort la terre qui lui a été
promise. Ce conseiller militaire, forgé au feu de la Seconde Guerre Mondiale, s'appelle le Colonel David Mickey Marcus, juif d'origine américaine. Un homme de passion et de caractère pour un implacable combat pour l'indépendance…
LUNDI 26 MAI 2008
19h30 ■ LEÇON : « Israël : une passion juive, dans les textes de la tradition » par David Messas, Grand Rabbin de Paris
Dès le commencement de l’histoire hébraïque se constitue progressivement le grand triangle de l’existence juive : la Terre d’Israël (Eretz Israël), le peuple d’Israël (en Israël) et la loi d’Israël (Thora d’Israël). Ce triangle accompagne la vie de la nation hébraïque depuis les origines jusqu’à nos jours. Quelle est la place de la Terre d’Israël et partant, de la dimension territoriale, dans l’histoire d’Israël ? Terre sainte,
Terre promise, Terre des ancêtres, Terre de l’avenir messianique :
les multiples visages de l’ancien pays de Canaan dans les Écritures
bibliques et dans les maximes des sages de la tradition, témoignent
de la multiplicité du rôle de cette parcelle de terre dans la construction
de la foi monothéiste.
20h30 ■ LEÇON : « Israël et la France : Conjuguer les intelligences ? » par Claude Goasguen, Député de Paris
A l’aube du XXIème siècle, le moment est venu d’écrire une nouvelle page dans la longue histoire des relations entre la France et Israël : un chapitre marqué par la conjugaison des intelligences créatrices et des volontés constructives, dans l’édification d’un avenir de liberté.
MERCREDI 28 MAI 2008
19h00 ■ LEÇON « Y a-t-il un antisionisme israélien ? » par Alexandre Adler, Politologue
L’épopée des pionniers sionistes, bâtisseurs de la nouvelle Judée, après deux mille ans d’exil et de dispersion, est le récit fondateur de la société israélienne, nourrie d’une histoire dramatique d’un siècle de construction du foyer national juif. Mais aujourd’hui ce récit des origines est contesté avec véhémence, par une frange de la société israélienne qui voit dans
le sionisme une aventure coloniale. L’« antisionisme israélien »: Refus d’Israël en Terre d’Israël?
20h30 ■ RENCONTRE « Oslo, Camp-David, Annapolis : tournant ou fiction ? Une Paix impossible ? » avec :
Shlomo Ben Ami, Ancien Minsitre des Affaires Étrangères
Dominique Moïsi, Conseiller spécial de l’IFRI
François Heisbourg, Conseiller spécial à la Fondation pour la Recherche Stratégique
Alexis Lacroix, Journaliste
Après les décennies de confrontation intensément conflictuelle entre juifs et arabes dans la Palestine ottomane, puis mandataire, et l’antagonisme violent entre l’État d’Israël et les organisations palestiniennes, les accords d’Oslo, entre le gouvernement israélien d’Itzhak Rabin et l’OLP de Yasser Arafat, confirmés solennellement à Washington avec la signature à la Maison Blanche de la Déclaration de Principe sont apparus aux yeux étonnés de l’opinion publique mondiale comme la fin annoncée d’un long conflit et le commencement d’une ère nouvelle de relations apaisées, et de coopération constructive entre les deux peuples. Après Oslo et plus tard les conversations infructueuses de Camp-David et les tentatives
de relance du processus de paix par l’économie à Annapolis, que faut-il en penser ? Une paix possible ou impossible
JEUDI 29 MAI 2008
18h00 ■ FILM : « L’Élu »
Haïm Potok
L’histoire commence en 1944 alors que des événements bouleversent le monde juif. Dany et Reuven deux jeunes juifs l’un éducation religieuse l’autre libéral se lient d’amitié malgré l’opposition de leurs pères. L’issue de la guerre d’Europe va changer le destin de Dany, un nouvel avenir s’ouvre devant lui…
19h30 ■ LEÇON : « Israël, ou le tragique à l’âge de la démocratie » par Gérard Huber, Écrivain, psychanalyste, professeur à l’Institut Universitaire d’Études Juives Elie Wiesel
La résurrection de l'État juif bouleverse la représentation politique que la démocratie a d'elle-même et de l'histoire des peuples. La dispute - frontale ou biaisée - sur la légitimité d'Israël, en plein travail de mémoire sur la Shoah, indique que l'alternative : démocratie ou barbarie ? s'efface peu à peu sous les vents d'une catharsis collective qui ne soucie plus guère de la conscience et de sa cruauté.
21h00 ■ LEÇON : « Israël, État sioniste et société post-sioniste ? » par Denis Charbit, Maître de conférences (Université de Tel-Aviv)
Le sionisme constitue l'idéologie officielle de l'État d'Israël et fait toujours l'objet d'un consensus national. Toutefois, à l'ère de la mondialisation, et compte tenu de la diversité culturelle des populations qui composent la société israélienne, il y a lieu de s'interroger sur les mutations de sens qu'il a connu depuis 1948 et les débats qu'il suscite en Israël à partir desquels nous essaierons de discerner son évolution future.
DIMANCHE 1ER JUIN 2008
12h00 ■ CAFÉTÉRIA ISRAÉLIENNE : Schwarma - Falafel
La Cafétéria du Centre vivra à l’heure israélienne - Repas et musiques.
13h00 ■ DANSES FOLKLORIQUES ISRAÉLIENNES
15h30 ■ FÊTE DES OULPANIM : Remise des « Aleph d’Or »
• Spectacle présenté par les élèves des Oulpanim
18h00 ■ « CHIRA BETSIBOUR » : 60 ans de musiques et chants d’Israël
LUNDI 2 JUIN 2008
19h30 ■ LEÇON : « L’enseignement de la Torah peut-il contribuer à la paix en Israël / Palestine » par Hervé Elie Bokobza
Le conflit israélo-palestinien a cessé après la guerre de 1967 d’être un problème géopolitique pour devenir un problème religieux touchant aux fondements du judaïsme. L'examen des textes fondateurs de la Halakha peut poser un regard nouveau sur le conflit israélo-palestinien et affirmer
que le langage de paix figure dans la nature même du religieux, démontrer, que la loi religieuse ne fait pas obstacle au partage de la Terre d’Israël et que la création d’un État palestinien ne constitue en rien une trahison des fondements du judaïsme. Et ce sans jamais remettre en question la légitimité de l'État d'Israël d'un point de vu halakhique.
20h30 ■ LEÇON : « Quel sens religieux pour l'État d'Israël ? Mieux comprendre les enjeux et débat spirituels » par Rivon Krygier, Rabbin
La place de la religion est un sujet d'extrême tension à l'intérieur de la société israélienne. Celle-ci est fortement polarisée sur les questions de séparation de l'État et de la religion, et le pôle religieux est lui-même divisé sur la vocation messianique de l'État. De par les questions existentielles qui se posent, se profile un véritable laboratoire d'une nouvelle religiosité à l'épreuve des dures réalités. Le but de la conférence constituera une tentative de mettre à jour les nouveaux clivages religieux et les enjeux de leurs débats.
MARDI 3 JUIN 2008
19h00 ■ LEÇON : « Les perspectives de Paix: Jérusalem, 60 ans après l’indépendance. Quels scénarios pour l’avenir ? » par Elie Barnavi, Directeur scientifique du Musée de l’Europe, Bruxelles
Ancien Ambassadeur d’Israël en France. Professeur d’histoire de l’Occident moderne (Université de Tel-Aviv)
[color=#000066]Depuis les résolutions des Nations Unies sur le partage de la Palestine,
la ville de Jérusalem a connu de multiples projets, dont certains sont restés lettres mortes et d’autres devenus réalités politiques : internationalisation de la ville, division de la ville en deux secteurs séparés par une muraille avec barbelés, unification de la ville sous souveraineté israélienne avec le soutien enthousiaste de la population israélienne et du monde juif mais avec le refus du Monde arabo-islamique et de nombreuses nations. 60 ans après l’indépendance, quelles perspectives pour Jérusalem pourraient proposer une synthèse entre justice et réalisme, entre reconnaissance des droits historiques de tous
et recherche d’un règlement pacifique? À quoi rassemblera Jérusalem dans les 10 ans à venir?[/color]
20h30 ■ LEÇON : « Le Responsable dans sa Communauté »
À l’occasion de son livre « Sortir du guetto » par Maître Théo Klein
Après avoir exercé des responsabilités au sein de la Communauté Juive, à partir du scoutisme, de la résistance et en passant par l’Union des Étudiants Juifs de France, le Fonds Social Juif Unifié et le Centre Communautaire de Paris, Théo Klein a la présidence du C.R.I.F, a voulu donner de nouvelles impulsions à l’organisation de la vie juive.
MERCREDI 4 JUIN 2008
19h00 ■ LEÇON : « Hamoro chel mashiah / L'âne du Messie / de Seffi Rachlewsky » par David Banon, Professeur des Universités, Directeur du Département d’Études hébraïques et juives, Professeur invité à la faculté de théologie université Marc Bloch, Strasbourg et université de Lausanne (Suisse)
Sionisme, messianisme et judaïsme dans la société israélienne vus et présentés à travers le prisme d'un laïc. 60 ans après, où en
st ce questionnement ? Féconde-t-il la société israélienne ou constitue-t-il un des points de friction ?
20h30 ■ LEÇON : « Pourquoi je soutiens Israël? » par Ivan Levaï, Journaliste
On nous demande souvent pourquoi nous, juifs vivants dans les pays de diaspora et intégrés dans la culture et dans la société du monde contemporain, soutenons et défendons la cause d’un petit état au coeur du Proche-Orient : Israël. Soutien politique ? Identification émotionnelle ? Solidarité existentielle profondément enracinée dans nos consciences ? Quel est le sens de notre soutien à Israël en 2008 ?
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